L’échec humanitaire


Le cas haïtien

Le 12 janvier 2010, peu avant 17 heures, un tremblement de terre de magnitude 7 frappe Haïti, faisant plus de 220.000 victimes et laissant 1,5 million de personnes sans abri.

Très vite et de manière massive, médias, ONG, organisations internationales et simples citoyens se mobilisent. Les dons et promesses affluent. Avec un objectif, un seul slogan, qui semble alors partagé par tous : “Reconstruire en mieux”.

Trois ans après, où en est-on ? Bilans désenchantés et contradictoires, selon d’où l’on parle, évaluations mitigées ou critiques, dont on reporte les conclusions à une hypothétique phase de reconstruction. L’ombre du désengagement pèse sur les recommandations volontaristes et les appels pieux à poursuivre les efforts, à relever le défi. Entre promesses non tenues et échec prévisible, est-on condamné au cynisme et à l’impuissance ?

Au croisement d’une analyse des “invariants” humanitaires et d’une étude de la situation sociale d’Haïti, ce court essai entend mettre en évidence la dynamique de l’aide internationale, à l’heure de la mondialisation et dégager quelques pistes pour une autre lecture et pratique de la solidarité.