Un millénaire de simplicité volontaire en Occident


Quand on dit simplicité volontaire, on pense objecteurs de croissance ou écologistes radicaux. Un regard rétrospectif sur le dernier millénaire en Occident montre que, de tous temps, la quête d’une vie simple, détachée de la volonté d’accumulation de choses a été un idéal recherché. Sages, philosophes, spirituels, gens de peu… ont souhaité une pauvreté matérielle modérée.

Depuis les Cathares de l’an mil jusqu’au 1984 d’Orwell en passant par les socialistes utopiques du XIXe siècle, on découvre cette nébuleuse simplicitaire qui a marqué nos imaginaires. Dans nos sociétés d’hyperconsommation, elle survit et se développe à côté des dogmes néolibéraux et de l’impératif du “toujours plus”.

Après l’effondrement de l’idéologie marxiste, nos sociétés réalisent l’impasse productiviste libérale et l’essouflement de la social-démocratie. L’ouvrage s’achève sur un regard prospectif sur un mode de pensée neuf qui tente d’imaginer un avenir collectif qui s’appuie sur le meilleur des traditions écologiste, socialiste et anti-autoritaire.